ZanChat logo

Free eBook, AI Voice, AudioBook: L'Illustration, No. 3673, 19 Juillet 1913 by Various

AI Voice AudioBook: L'Illustration, No. 3673, 19 Juillet 1913 by Various

AudioBook: L'Illustration, No. 3673, 19 Juillet 1913 by Various

0:00 / Unknown

Loading QR code...

You can listen full content of L'Illustration, No. 3673, 19 Juillet 1913 by Various in our app AI Voice AudioBook on iOS and Android. You can clone any voice, and make your own AudioBooks from eBooks or Websites. Download now from the Mobile App Store.

Listen to the AudioBook: L'Illustration, No. 3673, 19 Juillet 1913 by Various

LA REVUE COMIQUE, par Henriot.

NOS CORRESPONDANTS DE GUERRE

La seconde guerre des Balkans, soudaine et violente, sera vraisemblablement de courte durée. Mais elle a une telle importance, tant au point de vue de ses conséquences politiques possibles que par la valeur et l'entraînement des adversaires en présence, que l'Illustration ne pouvait hésiter à envoyer de nouveau sur le théâtre des opérations quelques-uns de ses meilleurs collaborateurs.

La Bulgarie se trouvant encerclée d'ennemis, il n'était pas possible de rejoindre ses armées. Nous avons donc demandé à M. Alain de Penennrun de se rendre cette fois en Serbie, d'où il a aussitôt gagné la Macédoine, tandis que M. Jean Leune, qui n'avait pas quitté la Grèce, rejoignait l'armée hellénique.

D'autre part, notre brillant collaborateur, le peintre militaire Georges Scott, qui a rapporté de ses deux campagnes en Thrace de si impressionnantes images de guerre, a bien voulu repartir vers les nouveaux champs de bataille pour y étudier sur le vif, après le soldat bulgare, le soldat grec.

SUPPLÉMENTS D'ART

A côté des pages d'actualité, nous publierons cet été de nombreuses pages d'art.

Parmi les suppléments en couleurs qui seront encartés dans nos numéros, et dont le tirage a été particulièrement soigné, nous pouvons dès maintenant citer:

Le Calme du soir, par VAN DER WEYDEN (Salon de 1913);

La première Pipe, par CODDE (musée de Lille);

Le jeune Mendiant, par MURILLO (musée du Louvre);

Intérieur de la cathédrale de Delft, par E.-M. DE WITT (musée de Lille);

Jeune fille, par GREUZE (musée du Louvre).

COURRIER DE PARIS

AU BORD DE L'EAU

Emmené sans résistance par deux amis, j'ai passé le dimanche de la semaine dernière aux environs de Paris--un peu loin--sur les bords de la Seine où nous avions projeté de déjeuner dans un restaurant-guinguette. Le temps était gris, presque morose, mais teinté de ce calme et de cette douceur qu'ont précisément certaines journées dédaigneuses du soleil.

Temps d'hôpital, qui me ouate le coeur... temps soucieux, réfléchi, temps chagrin, temps qui pense et qui fait penser, temps de cendre où les nuages, en composant un autre ciel, ne remplacent pas le vrai qu'ils voilent. On dirait que ces temps-là, d'une langueur déterminée, ne sont pas le fait du hasard ni de la malchance, mais que choisis, voulus, ils ont été commandés pour mieux s'adapter au caractère du paysage et répondre plus directement en nous à des nuances de sensations, à des saveurs de sentiments. Or j'ai toujours eu, je ne m'en cache pas, une étrange, une exquise et coupable faiblesse pour ce temps gris des dimanches désoeuvrés, le temps de perle malade, qu'il fait souvent au bord de l'eau, dans un endroit de plaisir facile, et retiré, qui prétend être gai sans se douter une seconde de son enivrante tristesse...

Voici le lieu, cent fois vu, parcouru, visité, qui peut n'être jamais le même, changer de place et de nom, mais qui reste toujours pareil, éternel décor d'un des fréquents états d'âme de notre jeunesse passagère.

C'est d'abord, en entrant dans les petits jardins compliqués et sinueux, une fraîcheur de berge qui vous prépare, qui vous chuchote dans le dos: «La rivière n'est pas loin.» On traverse des bosquets où sur des tables hardiment peintes, d'un vert de rainette, la blancheur du linge humide et lourd vous touche déjà les mains. Le sol est élastique et mou, l'herbe épaisse et bien lavée. Une odeur de mousse, de vase et de cuisine vous remplit la tête. Et brusquement, c'est le bord de l'eau, à proximité d'une île, de l'île invariable que chacun affirme «pouvoir gagner aisément à la nage». Tout du long, des couverts sont mis, contre de grands arbres, des peupliers d'Italie poussés de côté, qui partent de la rive pour aller obliquement au-dessus du fleuve, comme s'ils voulaient pêcher à la ligne dedans. Ils s'y reflètent, de telle sorte qu'on ne sait plus si c'est le flot en bas ou la brise en haut qui fait clapoter leurs milliers de feuilles menues.

You can download, read online, find more details of this full eBook L'Illustration, No. 3673, 19 Juillet 1913 by Various from

And convert it to the AudioBook with any voice you like in our AI Voice AudioBook app.

Loading QR code...