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AI Voice AudioBook: Les manieurs d'argent à Rome jusqu'à l'Empire by Antonin Deloume

AudioBook: Les manieurs d'argent à Rome jusqu'à l'Empire by Antonin Deloume

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LES MANIEURS D’ARGENT A ROME JUSQU’A L’EMPIRE

LES GRANDES COMPAGNIES PAR ACTIONS DES PUBLICAINS LES FINANCIERS MAITRES DANS L’ÉTAT.--LES MILLIONS DE CICÉRON LES ACTIONNAIRES.--LE MARCHÉ.--LE JEU

SOUS LA RÉPUBLIQUE

PAR ANTONIN DELOUME PROFESSEUR A LA FACULTÉ DE DROIT DE TOULOUSE

ÉTUDE HISTORIQUE

DEUXIÈME ÉDITION CORRIGÉE ET AUGMENTÉE

Ouvrage couronné par l’Académie française Et par l’Académie des sciences morales et politiques

PARIS ERNEST THORIN, ÉDITEUR 7, RUE DE MÉDICIS, 7

1892

DU MÊME AUTEUR:

Principes généraux du droit international en matière criminelle, 1882. In-8º (Épuisé).

TOULOUSE.--IMP. A. CHAUVIN ET FILS, RUE DES SALENQUES, 28.

PRÉFACE DE LA DEUXIÈME ÉDITION

Nous avons fait à cette nouvelle édition, des corrections nombreuses et d’importantes additions. Notre premier travail exigeait que nous prissions ce soin.

Le bon accueil qu’avait bien voulu lui faire l’Institut d’abord, et bientôt après, le public, ne pouvait nous empêcher de voir ce qu’il y avait à retoucher.

On nous permettra de donner une explication très simple à cet égard.

En présence du caractère nouveau et peut-être hardi de nos affirmations, nous crûmes qu’il serait prudent de leur donner, aux yeux du public et à nos propres yeux, des garanties. Nous avions attribué un sens précis, une portée très élevée et très positive à des mots sur lesquels les latinistes passaient, depuis des siècles, en traduisant à la lettre et sans y arrêter leur attention; nous affirmions même que l’illustre M. Nisard et le savant M. Leclerc avaient cru bien à tort, devoir corriger le texte de Cicéron, et que c’était, non pas le texte latin, mais eux qui se trompaient; il nous fallait chercher une entière sécurité au-dessus de nous-mêmes.

Pour cela, nous songeâmes naturellement aux deux grandes académies, à la haute compétence desquelles se rattachait notre ouvrage. Mais les délais des concours s’écoulent vite, et nous fûmes obligé de hâter l’impression, plus que nous ne l’aurions voulu, afin de prendre rang et date parmi les publications de l’année où nos recherches nous semblaient être arrivées à un résultat.

Telle est l’origine du mal, c’est-à-dire des fautes d’exécution. A la vérité, nous avions atteint le but, puisque notre œuvre a été soutenue, dès les premiers jours de son existence, par des approbations qui pouvaient très légitimement nous inspirer confiance dans l’avenir.

Nous avons donc présenté notre livre, simultanément, à l’Académie Française et à l’Académie des sciences morales et politiques, ainsi que d’autres, avant nous, l’avaient déjà tenté, à plusieurs reprises, avec succès.

Suivant l’usage consacré, nous indiquerons dans cette préface les résultats des concours Thérouanne et Le Dissez de Pénanrun, dans chacun desquels a été couronné l’ouvrage que nous offrons aujourd’hui au public soigneusement revu.

A l’Académie française, M. le Secrétaire perpétuel mettait en relief l’intérêt historique et moral de notre étude, dans un rapprochement très honorable, mais aussi très périlleux, et aux dangers duquel nous nous étions exposé nous-même, par le choix de notre titre: Les manieurs d’argent à Rome. «Ce que M. Oscar de Vallée avait fait pour notre société», disait le rapport général de M. Doucet, au sujet du concours Thérouanne, «M. Antonin Deloume vient aujourd’hui de le faire pour l’ancienne société Romaine... Il nous montre les manieurs d’argent, dans les convulsions suprêmes de la république, devenant maîtres de tout, de la justice, des finances et des suffrages du peuple. Il arrive enfin à cette conclusion, dont il faut faire son profit, que les mœurs et la constitution de la société romaine ont péri ensemble, ruinées par l’invasion subite de la richesse, par l’influence corruptrice des grandes fortunes mal gagnées, trop vite, à tout prix.» L’ouvrage fut couronné sur les conclusions motivées du plus illustre de nos historiens français contemporains, M. Duruy, dans un concours très nombreux.

A l’Académie des sciences morales et politiques, on a le précieux avantage d’obtenir plus que le rapport de la séance solennelle. Le Compte rendu des travaux de l’Académie publie le rapport de la commission spécialement désignée pour préparer le jugement de chaque concours. On connaît ainsi, les appréciations émanant directement de juges particulièrement compétents en la matière, et choisis en vue de ce résultat. On y trouve la critique la plus approfondie, la plus sévère, qui puisse être opposée à un travail d’érudition, et l’on peut juger, par conséquent, de la valeur réelle de l’approbation dont l’ouvrage a été l’objet. Nous avons le droit de dire, aujourd’hui, que nous n’avons pas été déçu.

Voici ce que l’on a lu dans le Compte rendu de 1887, au sujet du concours Le Dissez de Pénanrun:

«L’auteur poursuit ici, avec une grande vigueur d’esprit et une érudition remarquable, l’étude des grands financiers de la République romaine. Il explique, avec une clarté que nous devons louer, comment ces hommes, dans l’ivresse de la richesse, ont failli à leur rôle social, et comment, par leur cupidité, ils ont miné les bases de la République. Il signale les abus de l’impôt, le droit de lever les impôts étant un de leurs plus grands moyens d’action; il montre comment les publicains, par la fraude et la violence, sont arrivés à s’emparer du gouvernement. Il expose, avec une connaissance parfaite des sources latines, comment les publicains étaient devenus les maîtres de la magistrature, et comment ils ont fini par acheter les suffrages du peuple, afin de faire servir la loi aux intérêts personnels. M. Deloume a trouvé, ce nous semble, la vraie explication des derniers temps de la République, et le secret des triomphes de César. Il a su dégager, dans Cicéron, la pensée intime de l’orateur, souvent obscurcie par les lenteurs de la période, et il a fait justice de la traduction trop littérale de M. Nisard. Dans un chapitre éloquent, il dénonce les vices du système des sociétés par actions dont les publicains avaient fait une arme de domination politique. En résumant les idées que nous venons d’indiquer, la commission arrive à cette conclusion que le travail de M. Deloume est d’une supériorité incontestable, et qu’il mérite le prix».

Nous avons tenu à reproduire ici ces extraits, pour prouver aux lecteurs que nous n’exagérons rien en disant que notre livre a été couronné. Mais nous avons surtout voulu insister sur les motifs qui ont guidé les deux Académies. Car c’est là que réside l’honneur de notre travail.

L’étude des hommes, et des institutions, est, pour l’historien, un double devoir. L’un ne saurait être rempli sans l’autre. Les institutions, sans les hommes qui les appliquent, sont choses mortes, et n’offrent qu’un intérêt purement académique. Les hommes, sans les institutions qui les ont formés, sans les moyens d’action qu’elles leur ont fournis, restent des énigmes, ou ne sont que des exceptions passagères. Les institutions, pour l’historien, ne sont rien sans les hommes qui les ont détournées de leur but, ou qui les ont maintenues dans leur droit chemin.

Le rôle des publicains dans l’histoire romaine, est, ce nous semble, un excellent exemple de cette vérité. Il y a, en effet, dans le rôle des publicains, un élément d’ordre social et un élément de corruption. Les publicains, en tant qu’entrepreneurs d’impôts, représentaient un progrès sur la manière dont les choses se passaient auparavant. Le peuple, avant eux, était exposé au pillage des gouverneurs. Les publicains, en remplaçant les gouverneurs, ont donné une forme nouvelle à la perception de l’impôt. Ils ont, par conséquent, introduit un élément d’ordre dans un service qui n’en avait pas. Mais, d’autre part, le système dont ils étaient les agents, était, au fond, un système de spoliation au profit de leur propre classe, et qui a conduit, peu à peu, à la ruine de la République. Les publicains sont donc, à la fois, une expression de la loi romaine et une cause de la perte de la liberté romaine. Il fallait étudier les uns et les autres.

Il fallait étudier les publicains en tant qu’entrepreneurs d’impôts, c’est-à-dire dans leur manière de faire la perception, et en tant que classe sociale, c’est-à-dire dans leur influence sur la politique. Les publicains ont été à la fois des agents du trésor et des ennemis de l’État. C’était le double rôle que nous avons cherché à mettre en lumière. C’est à ce titre qu’ils ont retenu toute l’attention de l’Académie française et de l’Académie des sciences morales et politiques.

C’est par là, et par l’étude du rôle de Cicéron, qu’il nous a semblé possible d’expliquer les transformations subies par la République dans les derniers temps de son existence. La République romaine, au dire de tous les historiens, a sombré sous le poids de ses propres institutions. Nous croyons avoir montré que c’est l’abus qu’on a fait de ces institutions, et par conséquent, l’influence des hommes, qui en a été la cause principale.

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