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AudioBook: Chroniques de J. Froissart, tome 10/13 - 1380-1382 (Depuis l'avènement de Charles VI jusqu'au commencement de la campagne de Flandre) by Jean Froissart
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CHRONIQUES DE J. FROISSART
DEUXIÈME LIVRE
CHAPITRE XI.
1380, septembre. ENTRÉE EN BRETAGNE DE L’ARMÉE DU COMTE DE BUCKINGHAM.--4 novembre. COURONNEMENT DU ROI CHARLES VI À REIMS.--Du commencement de novembre au 2 janvier 1381. SIÈGE DE NANTES PAR LES ANGLAIS.--HIVERNAGE DES ANGLAIS EN BRETAGNE.--15 janvier et 4 avril. TRAITÉ DE PAIX ENTRE LE ROI DE FRANCE ET LE DUC DE BRETAGNE.--11 avril. LES ANGLAIS ÉVACUENT LA BRETAGNE; BUCKINGHAM RENTRE EN ANGLETERRE (§§ 169 à 192).
La nouvelle de la mort du roi Charles V arrive à Buckingham au moment où, après avoir traversé la Sarthe à Noyen, il fait reposer ses gens à Poillé; elle parvient en même temps au Mans, au quartier général de l’armée française, dont les chefs se dispersent pour courir aux informations. Les Anglais poursuivent leur route par Saint-Pierre-sur-Erve et par Argentré, passent la Mayenne au milieu de marécages dangereux et s’arrêtent à Cossé, pour attendre les instructions du duc de Bretagne.
Le duc, qui se trouve à Hennebont, mécontent de l’hostilité continue de ses villes et particulièrement de Nantes, à l’approche des Anglais, députe vers Buckingham ses conseillers habituels: Bertrand de Montbouchier, Étienne Guyon, Guillaume Tannegui, Eustache de la Houssaie, Geoffroi de Kerimel et l’élu de Léon, pour lui demander de venir à Rennes conférer ensemble.
Le duc de Bretagne était resté fidèle à la cause de la France après la mort de son frère, le duc Jean IV, comte de Montfort, qui était mort en Angleterre l’année précédente, et il avait obtenu du roi Charles V, le roi qui venait de mourir, la confirmation de ses droits sur la Bretagne. Mais les villes bretonnes, qui avaient reçu de grands secours de l’Angleterre durant les guerres intestines qui avaient ravagé le pays, se montraient fort inclinées vers les Anglais. Nantes en était le chef, et le duc, ne pouvant la réduire, était résolu de s’allier avec le comte de Buckingham, afin de forcer la ville et de la soumettre à son autorité.
Le comte de Buckingham, averti de ces dispositions, ne manqua pas d’aller à Rennes, où il fut reçu par le duc Jean IV, qui lui fit de grands honneurs. Les deux seigneurs convinrent qu’ils attaqueraient Nantes ensemble. Le duc promit au comte qu’il lui fournirait des gens d’armes, des vivres et tous les autres secours nécessaires pour soutenir le siège.
Après cet accord, Buckingham retourna vers ses gens qui étaient cantonnés à Cossé, et le duc à Hennebont.
Charles VI fut sacré roi de France le 4 novembre 1380, en la cathédrale de Reims. La cérémonie fut accomplie avec grande magnificence. Le jeune roi, qui n’avait alors que onze ans, fut couronné par l’archevêque de Reims, et il reçut la sainte ampoule des mains de l’abbé de Saint-Rémy. Il fit son entrée à Paris le 11 du même mois, et fut reçu avec tous les honneurs.
Le roi, suivant le conseil de ses oncles et des grands de son royaume, résolut de faire la guerre au duc de Bretagne, qui s’était allié avec les Anglais. Cependant, le duc d’Anjou, qui était régent du royaume, et qui avait un grand crédit à la cour, tâcha d’avoir la paix. Il envoya à Nantes Messire Jean de Montbouchier, Messire Eustache de la Houssaie et Messire Guillaume Tannegui, pour voir s’ils pourraient ramener la ville à l’obéissance du roi.
Ces ambassadeurs, arrivés à Nantes, s’efforcèrent de persuader les échevins et les bourgeois de se soumettre au roi, leur promettant le pardon pour tous leurs méfaits, ainsi que le maintien de leurs privilèges. Mais les Nantais, qui avaient déjà fait leur paix avec les Anglais, refusèrent d’écouter. Ils avaient promis leur aide au comte de Buckingham, et ils avaient engagé dans leurs murailles une partie des gens d’armes que le duc de Bretagne avait envoyés pour assiéger la ville en l’honneur du roi.
Les ambassadeurs français, voyant que leurs efforts étaient inutiles, retournèrent à Paris pour en rendre compte au duc d’Anjou.
Pendant ce temps, Buckingham, qui avait pris le commandement de l’armée anglaise, vint mettre le siège devant Nantes. Le duc de Bretagne était avec lui, et ils avaient avec eux une grosse armée. Le siège commença au commencement de novembre 1380.
Les Anglais et les Bretons avaient amené de grands engins de guerre, et ils s’appliquèrent de toutes leurs forces à prendre la ville. Mais les Nantais se défendaient vaillamment, car ils savaient que s’ils étaient pris, ils seraient tous passés par les armes. Ils avaient été si obstinés à se lier avec les Anglais que le duc de Bretagne, qui avait été leur suzerain, les regardait comme des rebelles.
Le siège dura longtemps, car Nantes était une bonne place forte, et les assiégeants n’arrivaient pas à prendre pied dans la ville. Buckingham hiverna en Bretagne, et ses gens faisaient de fréquentes chevauchées dans les terres voisines. Ils pillaient et brûlaient tout ce qu’ils trouvaient.
Les villes de Saint-Malo et de Dinan, qui étaient restées fidèles au duc de Bretagne, envoyèrent du secours à Nantes, et les Anglais furent souvent repoussés.
Le duc d’Anjou, régent de France, vit que le siège de Nantes n’avançait guère, et que les Anglais faisaient beaucoup de mal en Bretagne. Il résolut d’envoyer des secours aux Nantais, et il donna ordre à Messire Clisson, connétable de France, de lever une armée pour aller délivrer la ville.
Clisson assembla ses troupes, qui étaient composées en partie des gens d’armes restés au Mans après la démobilisation de l’armée royale. Il se mit en marche, et se dirigea vers la Bretagne. Mais, avant qu’il n’eût pu arriver à Nantes, le duc de Bretagne commença à se lasser de la guerre. Il avait vu que les Anglais ne faisaient rien de décisif, et il craignait les représailles du roi de France.
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