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Free eBook, AI Voice, AudioBook: Mémoires de Miss Coote: Exploits d'une fouetteuse britannique racontés par elle-même by Rosa Belinda Coote

AI Voice AudioBook: Mémoires de Miss Coote: Exploits d'une fouetteuse britannique racontés par elle-même by Rosa Belinda Coote

AudioBook: Mémoires de Miss Coote: Exploits d'une fouetteuse britannique racontés par elle-même by Rosa Belinda Coote

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Lettre I

Ma chère Amie,

Il y a longtemps, je le sais, que je vous ai promis de vous expliquer l'origine de ma prédilection pour la fessée, cette passion qui est, selon moi, une des plus délicieuses et des plus voluptueuses de la vie privée, spécialement pour une vieille fille de respectabilité aussi apparente que votre honorable amie. Les engagements doivent être exécutés et les promesses tenues, sans quoi, je ne pourrais guère espérer vous faire tâter à nouveau de ma jolie petite verge. Décrire, ou, plutôt, confesser mon voluptueux travers est pour moi une tâche très déplaisante et je me sens aussi honteuse en relatant ces choses par écrit que je le fus la première fois que la gouvernante de mon grand-père mit à nu mon petit postérieur empourpré pour le cingler sans pitié. Je me résigne toutefois à commencer, à l'idée que c'est pour votre satisfaction que je vais travailler, et parce que, mon sujet m'échauffant, je réussirai, sans trop de peine, je l'espère, à vous décrire quelques-uns des lascifs épisodes de ma jeunesse.

Mon grand-père, comme vous le savez, d'ailleurs, était le général Sir Eyre Coote, qui se rendit célèbre dans les Indes. C'était un flagellant endurci et il n'était jamais plus heureux que quand une bonne occasion de se servir du martinet s'offrait à lui. Je ne puis parler, bien entendu, de tout ce qui dut, sans nul doute, précéder mes constatations personnelles.

Le premier souvenir que j'aie de lui remonte à l'époque où il dut se retirer de la vie publique à la suite d'un scandale auquel il fut mêlé et qui le fit tomber en disgrâce. Mes parents moururent tous deux alors que j'entrais dans ma treizième année, et le vieux général, qui n'avait d'autre famille, les remplaça auprès de moi, et, à sa mort, me légua toute sa fortune, environ soixante-quinze mille francs de rente.

Il résidait dans une jolie maison de campagne distante d'environ vingt milles de Londres. C'est là que je passai les premiers mois de ma vie d'orpheline en compagnie de sa gouvernante, Mme Mansell et des deux servantes Jane et Jemima. Le vieux général était alors en Hollande, recherchant, comme je l'appris plus tard, toutes les éditions originales ayant trait aux pratiques de Cornelius Hadrien, ce père confesseur qui flagellait les religieuses en punition de leurs péchés.

Nous étions au milieu de l'été lorsqu'il revint, et, tout aussitôt, on me restreignit considérablement les libertés dont je jouissais. Défense de cueillir les fleurs ou les fruits du jardin, tous les jours une leçon sous la direction du vieil autocrate lui-même. Ces leçons, assez simples au début, devinrent bien vite beaucoup plus difficiles, et, maintenant que bien des années ont passé là-dessus, il est évident pour moi qu'il employait la tactique du loup envers l'agneau pour me mettre en défaut et posséder un grief apparent contre moi.

Ce qui me fit plaisir, à cette époque, ce fut sa répugnance à me voir porter plus longtemps des vêtements sombres. Il prétendit qu'un deuil de plusieurs mois était un témoignage de respect suffisant à la mémoire de mes parents et que je devais être habillée dorénavant comme une jeune fille du rang que je devais occuper.

Bien que nous n'eussions guère de visiteurs, à part quelques vieux compagnons d'armes du général, je fus pourvue à profusion de luxueuses toilettes, d'élégantes chaussures, de jolies pantoufles; mes pantalons et toute ma lingerie étaient ornés de dentelles. J'avais de superbes jarretières, une paire entre autres avec des boucles d'or et mon grand-père insistait pour me les mettre lui-même; il ne prenait pas garde à la rougeur qui m'empourprait lorsqu'il feignait d'arranger en même temps mon pantalon et ma chemise, et ne se gênait pas pour dire que je ferais un joli morceau le jour où on me déshabillerait pour me corriger.

Peu à peu, mes leçons devinrent si difficiles que je n'y compris plus rien. Un jour, mon grand-père me dit: «Rosa, Rosa, pourquoi ne vous efforcez-vous pas de mieux faire? Je voudrais pourtant bien ne pas être obligé de vous punir!»

--Mais, grand-père, répondis-je, comment voulez-vous que j'apprenne chaque jour une aussi longue leçon de cet horrible français! Je suis sûre que personne n'en serait capable.

--Tenez votre langue, petite impertinente, je suis, je crois, meilleur juge qu'une gamine comme vous.

--Mais bon papa, vous savez bien que je vous aime et que je fais de mon mieux.

--Eh bien! prouvez-moi votre affection en vous montrant plus diligente, ou vos fesses feront connaissance avec une jolie petite verge que je garde à leur intention, répondit-il sévèrement.

Une autre semaine s'écoula, au cours de laquelle je constatai plusieurs fois qu'il jetait sur moi des regards ardents, lorsque je paraissais au dîner en robe de soirée (nous dînions toujours en toilette) et il me conseilla de porter à mon corsage un petit bouquet de fleurs assorties à ma carnation.

Mais la tempête approchait, je ne devais plus longtemps échapper au péril qui me menaçait. Il me trouva de nouveau en faute et me donna ce qu'il appelait avec gravité un dernier avertissement. Mes yeux se remplirent de larmes, je tremblai en regardant le froncement sévère de sa vieille figure, et je compris que toute observation de ma part serait inutile.

La perspective de la punition me troubla si bien que je ne pus suivre mes leçons qu'avec la plus grande difficulté, et, le surlendemain, j'y renonçai complètement.

--Oh! oh! fit alors le vieux général, puisqu'il en est ainsi, ma petite Rosa, il faut en arriver à une bonne punition!

Sonnant alors Mme Mansell, il lui ordonna de préparer la chambre de punition et d'avertir les servantes de venir lorsqu'il les appellerait. «Je suis, ajouta-t-il, peiné de le dire, Mlle Rosa est si paresseuse et devient de jour en jour si inattentive à ses leçons, qu'elle doit être sévèrement réprimée dans son propre intérêt.»

--Et vous, méchante fille, me dit-il lorsque la gouvernante se fut retirée, allez dans votre chambre et réfléchissez aux conséquences de votre paresse.

Rouge d'indignation, de confusion et de honte, je courus à ma chambre où je m'enfermai au verrou, bien décidée à leur laisser enfoncer la porte avant de me soumettre à cette humiliation publique, devant les deux servantes. Je me jetai sur le lit et donna

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