Livre numérique gratuit, voix IA, livre audio : Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face par Sainte de Lisieux Thérèse

Livre audio : Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face par Sainte de Lisieux Thérèse
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Écoutez le livre audio : Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face par Sainte de Lisieux Thérèse
HISTOIRE D'UNE ÂME
ÉCRIT PAR ELLE-MÊME
LETTRE DE Sa Grandeur Monseigneur Lemonnier, ÉVÊQUE DE BAYEUX ET LISIEUX
Bayeux, le 2 février 1909.
MA RÉVÉRENDE MÈRE,
J'approuve votre dessein de faire une nouvelle édition de la Vie de Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face. Vous savez comme moi combien de faits merveilleux semblent montrer que le bon Dieu veut mettre en lumière cette petite fleur du Carmel qui s'est épanouie dans votre cloître, puis a été cueillie vite pour être transplantée au Ciel.
Elle a été, suivant l'expression de l'Apôtre, la bonne odeur de Jésus-Christ. Que son parfum mystique embaume beaucoup d'âmes!
Je vous bénis, ma Révérende Mère, et je vous prie d'agréer l'expression de mes sentiments paternellement dévoués en Notre-Seigneur.
THOMAS, Ev. de Bayeux et Lisieux.
LETTRES D'APPROBATION
Reçues après la première édition de l'HISTOIRE D'UNE AME
LETTRES DE SON ÉMINENCE LE CARDINAL GOTTI
Préfet de la Sacrée Congrégation de la Propagande.
Rome, le 5 janvier 1900.
MA TRÈS RÉVÉRENDE MÈRE,
Le magnifique exemplaire de l'HISTOIRE D'UNE AME qui m'avait été adressé pour être offert à Notre Saint-Père le Pape Lui a été remis samedi, 30 décembre dernier.
Sa Sainteté, qui a voulu en prendre connaissance sur-le-champ, a prolongé sa lecture pendant un temps notable avec une satisfaction marquée, et m'a chargé de vous écrire en son nom, pour vous dire qu'Elle agrée cet hommage de votre piété filiale, et vous donne, ainsi qu'à votre Communauté, la Bénédiction apostolique.
En m'acquittant aujourd'hui de l'agréable mission qui m'est confiée par Sa Sainteté, je suis heureux de pouvoir vous exprimer en même temps, ma très Révérende Mère, ma vive gratitude pour le riche exemplaire du même ouvrage que vous avez eu la bonté de m'envoyer. Ce que j'en ai pu voir m'a paru si attachant, que j'attends les premières heures de loisir pour en achever la lecture.
Veuillez agréer l'expression du religieux respect avec lequel j'ai la satisfaction de me dire, Très Révérende Mère,
Votre tout dévoué en Notre-Seigneur.
Fr. JÉROME-MARIE, Card. GOTTI.
Rome, le 19 mars 1900.
MA TRÈS RÉVÉRENDE MÈRE,
J'ai reçu, avec un sentiment de vive gratitude, le riche coffret et son précieux contenu, que vous avez eu la bonté de m'adresser. Cette attention délicate m'a d'autant plus touché que votre Révérence et sa communauté ont dû faire un grand sacrifice en se dépossédant en ma faveur de ces souvenirs de Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face, qui leur sont si justement chers.
Je les ai montrés au Très Révérend Père Général des Carmes déchaussés, et nous avons pensé qu'il convenait de les garder dans la caisse de la Postulation des Causes de nos Vénérables. C'est là qu'ils seront mieux sauvegardés, et l'on sera heureux de les y trouver, s'il plaît à Dieu de glorifier un jour sa fidèle servante, en lui faisant décerner les honneurs d'un culte public dans son Eglise.
Veuillez agréer, ma Révérende Mère, avec l'hommage de mon religieux dévouement, l'expression de ma vive gratitude.
Votre tout dévoué en Notre-Seigneur.
Fr. JÉROME-MARIE, Card. GOTTI.
PREMIÈRE PARTIE
HISTOIRE D'UNE ÂME ÉCRITE PAR ELLE-MÊME
MA MÈRE,
C'est à vous, ma Mère, que je dois la vie, et c'est à vous que je veux la consacrer avant tous les autres. Votre amour maternel a été pour moi une grâce si exceptionnelle que, si je n'avais pas connu d'autres amours, j'aurais cru que tout était là. Vous me donniez la vie, et vous avez su me la donner sans me la prendre, car mon cœur appartenait déjà au Bon Dieu.
Je me souviens de mon premier baptême, mais les souvenirs de mon enfance sont bien vagues. Je n'ai gardé que l'impression d'un grand bonheur. Je ne me souviens pas d'avoir eu peur quand on m'a submergée sous l'eau, mais je me rappelle que j'ai prié pour que l'eau ne me mouille pas les cheveux.
Je suis née à Alençon, le 2 janvier 1873. Mon cher Père, mon cher Louis Martin, était un homme d'une vertu et d'une piété rares. Ma Mère, Zélie Guérin, était aussi une sainte femme, dont je n'ai hérité que la grande âme et la grande volonté. Ils avaient déjà eu plusieurs enfants, mais la Providence avait décidé qu'aucun ne survivrait. J'étais la plus jeune, celle qui devait rester.
Dès mon plus tendre âge, j'ai toujours été l'enfant chérie de tous. J'étais si petite et si fragile qu'on me regardait avec une tendresse infinie. Ma Mère, qui était une femme de tête et de cœur, sut me donner l'affection maternelle dont j'avais tant besoin. Elle ne m'a jamais gâtée, mais elle m'a toujours comprise.
Lorsque j'eus quatre ans, ma Mère me dit un jour : « Thérèse, si tu es sage, je t'emmènerai au Carmel de Lisieux pour voir tes sœurs. » J'ai répondu avec enthousiasme : « Oui, Maman, je serai sage. » Et je le fus, car je voulais voir le Carmel. Ce jour-là, je n'ai pas seulement vu le Carmel, j'ai vu l'Immaculée Conception, et j'ai compris que c'était là ma place.
Ma Mère, qui était très pieuse, m'emmenait souvent à l'église pour y prier. Je restais agenouillée pendant des heures, sans bouger, absorbée dans mes prières. Un jour, elle me demanda pourquoi je restais si longtemps sans bouger. Je lui ai répondu : « Maman, je parle à Jésus. » Elle m'a souri et m'a dit : « Tu es une petite sainte. »
Ma Mère est morte quand j'avais quatre ans et demi. Sa maladie fut longue et douloureuse, et je me souviens de l'avoir vue souffrir sans verser une larme, car j'étais trop jeune pour comprendre la mort. Mais j'ai senti un grand vide dans mon cœur, un vide que seul Dieu pouvait combler.
Après la mort de ma Mère, mon Père est devenu mon unique soutien. Il était un homme d'une bonté sans borne, et il m'aimait d'un amour si pur que je n'ai jamais eu à me plaindre de lui. Il m'a élevée avec mes sœurs, et nous avons grandi dans une atmosphère de foi et de charité.
Mon Père, pour nous distraire de notre peine, nous emmenait souvent en voyage. C'est au cours d'un de ces voyages que j'ai fait ma première communion. J'avais presque huit ans, et j'étais si heureuse ce jour-là. J'avais demandé à Jésus de me donner une grâce spéciale, et je sentais qu'il m'avait exaucée.
Après ma première communion, j'ai commencé à ressentir le désir de la vie religieuse. Je lisais les vies des saints avec une avidité incroyable, et je voulais être comme eux. Je priais beaucoup, et je sentais que Jésus m'appelait à Lui.
Mais j'étais trop jeune pour entrer au Carmel. J'ai donc décidé de me faire religieuse plus tard, et j'ai attendu patiemment. J'ai fait ma confirmation à onze ans, et j'ai senti une nouvelle grâce m'envahir.
J'étais une enfant très sensible, et je pleurais souvent, mais je ne pleurais que lorsque j'étais seule. J'avais peur de faire de la peine à mon Père, et je ne voulais pas lui montrer ma tristesse.
Un jour, ma sœur Pauline m'a demandé pourquoi je pleurais tant. Je lui ai répondu : « Parce que je suis seule. » Elle m'a prise dans ses bras et m'a dit : « Tu n'es jamais seule, ma petite Thérèse. Jésus est toujours avec toi. » Ces paroles m'ont consolée, et j'ai compris que mon Père Céleste veillait sur moi.
À l'âge de quatorze ans, j'ai décidé que je voulais entrer au Carmel immédiatement. J'ai demandé à mon Père, mais il m'a dit que j'étais trop jeune. J'ai insisté, et il a fini par céder, mais il a fallu attendre l'accord de l'évêque.
Mon désir de devenir religieuse était si ardent que je ne pouvais plus attendre. J'ai prié beaucoup, et j'ai demandé à Notre-Dame de m'aider. Un jour, j'ai eu une vision de la Sainte Vierge, qui m'a dit : « Ma petite fille, tu entreras au Carmel, mais il faut attendre encore un peu. »
J'ai obéi, et j'ai attendu avec patience. J'ai commencé à étudier sérieusement, car je voulais être une bonne religieuse. J'ai lu beaucoup de livres de piété, et j'ai prié pour devenir de plus en plus aimante.
Un jour, je suis allée au Carmel pour demander l'autorisation d'entrer. La Mère Prieure m'a regardée avec étonnement, car j'étais si petite. Elle m'a dit qu'il fallait attendre que j'aie seize ans. J'ai accepté, mais j'ai prié encore plus fort.
Le jour de mon seizième anniversaire, je suis entrée au Carmel. C'était le 9 avril 1888. J'étais si heureuse ce jour-là que je ne pouvais pas m'empêcher de sourire. J'ai senti que j'entrais dans la maison de mon Époux, et que ma vie commençait vraiment.
Ma prise d'habit fut un grand jour. J'ai reçu le voile blanc, et j'ai compris que j'étais fiancée au Christ. J'ai choisi le nom de Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face, en l'honneur de la crèche et du Saint-Suaire.
Je n'ai pas eu de difficultés à m'adapter à la vie religieuse. J'aimais tout : le silence, la prière, le travail. Je me sentais chez moi au Carmel, et je n'ai jamais regretté mon choix.
J'ai commencé mon noviciat avec ferveur, et j'ai prié pour devenir une vraie religieuse. J'ai compris que la sainteté ne consistait pas à faire de grandes choses, mais à faire les petites choses avec un grand amour.
C'est ce que j'ai appelé ma "petite voie". Je voulais être une petite fleur qui se laisse cueillir par Dieu, une petite victime qui s'offre à Lui pour réparer les péchés du monde.
Mon plus grand désir était d'aimer Jésus, et je sentais qu'Il m'aimait en retour. Je cherchais à Lui plaire en tout, même dans les choses les plus insignifiantes.
Un jour, j'ai eu une grande tentation de découragement. Je me suis sentie faible et indigne de l'amour de Dieu. J'ai prié avec ferveur, et j'ai demandé à Jésus de me montrer comment L'aimer.
Il m'a répondu par ces paroles : "Mon enfant, si tu veux M'aimer, aime-Moi. Si tu veux être sainte, aime-Moi."
Ces paroles m'ont illuminée. J'ai compris que l'amour était la clé de tout. J'ai décidé de ne plus me préoccuper de mes fautes, mais de me concentrer uniquement sur l'amour de Jésus. Vous pouvez télécharger, lire en ligne, trouver plus de détails de ce livre numérique complet Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face par Sainte de Lisieux Thérèse
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