Livre numérique gratuit, Voix IA, Livre audio : Les trois mousquetaires par Alexandre Dumas

Livre Audio : Les trois mousquetaires par Alexandre Dumas
0:00 / Unknown
Loading QR code...
Vous pouvez écouter le contenu intégral de Les trois mousquetaires par Alexandre Dumas dans notre application AI Voice AudioBook sur iOS et Android. Vous pouvez cloner n'importe quelle voix et créer vos propres livres audio à partir de livres numériques ou de sites web. Téléchargez maintenant depuis l'App Store mobile.
Écoutez le Livre Audio : Les trois mousquetaires par Alexandre Dumas
Les Trois Mousquetaires
par Alexandre Dumas
CHAPITRE PREMIER
LES TROIS PRÉSENTS DE M. D’ARTAGNAN PÈRE
Vers l’an de grâce mil six cent vingt-cinq, Monsieur d’Artagnan, jeune Gascon, d’une valeur et d’une bravoure que sa naissance lui garantissait, mais dont la fortune n’avait pas encore fait sortir l’éclat, arriva dans notre bonne ville de Paris.
Il était fils de Monsieur d’Artagnan, seigneur de la maison noble d’Artagnan en Bigorre, et de Dame Bertrande de Montesquiou, sa femme. Ce gentilhomme avait servi, du temps des guerres de religion, sous les ordres du feu roi Henri IV, et avait acquis, dans ces circonstances, une grande réputation de bravoure.
Lorsque Louis XIII monta sur le trône, Monsieur d’Artagnan père, fatigué des fatigues de la guerre, se retira dans son château, où il vécut honorablement avec sa femme et son fils, sans jamais renoncer à l’espoir de voir son fils, un jour, se faire une place au soleil.
Il avait dépensé presque toute sa fortune pour équiper son fils pour le voyage de Paris. Notre jeune Gascon partait, en effet, non pas seulement avec l’espoir d’entrer au service du roi, mais avec la ferme résolution de se faire recevoir mousquetaire, comme il le disait lui-même.
Le jour de son départ, après avoir embrassé sa mère, il alla trouver son père dans son cabinet.
— Mon fils, lui dit Monsieur d’Artagnan, je vous ai parlé souvent de l’honneur que nous avons eu de servir le roi Henri IV, notre grand maître. Sa mémoire est toujours présente à mon âme. Je vous ai donné tout ce que j’ai pu pour vous amener à Paris; mais je n’ai qu’une chose de plus à vous offrir, c’est un conseil, qui est peut-être le plus précieux que je puisse vous donner.
Il ouvrit un petit coffret de bois de cèdre, et en tira un mémoire manuscrit.
— Voici, lui dit-il, les lettres de recommandation que j’ai pu obtenir pour vous. Vous devez, dès votre arrivée à Paris, vous présenter à Monsieur de Tréville, mon ancien compagnon d’armes, et qui est maintenant capitaine des mousquetaires du roi. Je sais que de Tréville est un homme d’honneur, et il vous recevra avec bienveillance.
Il lui donna une lettre pour Monsieur de Tréville, et une autre pour un gentilhomme de sa connaissance qui demeurait à Paris.
— Ces lettres, continua le père, sont importantes, mais il y a une autre chose, mon fils, qui l’est encore plus.
Il tira de sa robe une épée de qualité, dont la poignée était en argent ciselé.
— Voici l’épée de votre père, dit-il. Elle a servi en quarante combats, et ne vous a jamais manqué. Je vous la donne en vous recommandant de ne jamais vous en séparer, et de ne jamais vous trouver dans une occasion où vous n’ayez pas besoin d’elle. Elle sera votre meilleur ami.
D’Artagnan prit l’épée avec respect et la porta à ses lèvres pour l’embrasser.
— Enfin, ajouta le père, voici une dernière chose, mon fils.
Il tira de sa poche une petite bourse de cuir contenant quinze écus, à raison de cinq pour chaque mois de l’année, car il fallait bien vivre.
— Voilà tout ce qui nous reste, dit le vieux gentilhomme, avec une larme qui lui brillait dans l’œil. Allez à Paris, mon fils, et faites en sorte que votre nom ne soit pas déshonoré.
D’Artagnan, plus ému qu’il ne l’avait jamais été, remercia son père et se retira pour faire ses adieux à sa mère. Il partit le lendemain matin, au lever du soleil, à cheval sur un noble coursier qu’il avait acquis de son meilleur ami, et qui, disait-on, n’avait jamais été battu dans aucune course.
CHAPITRE II
L’ANTICHAMBRE DE M. DE TRÉVILLE
D’Artagnan arriva à Paris dans le courant du mois de mai 1625. Il avait dix-huit ans, et son extérieur était celui d’un jeune homme qui n’avait pas encore appris à dissimuler son cœur. Il avait des manières nobles et une vivacité d’esprit qui promettaient un bel avenir.
Son cheval, qui avait été l’objet de tant d’éloges, avait cependant essuyé quelques déconvenues sur la route de Paris. Il était boiteux d’une patte de derrière, et son poil n’était plus aussi brillant qu’au départ. D’Artagnan l’avait acheté d’un gentilhomme de la province, qui l’avait assuré qu’il était le meilleur cheval de toute la Gascogne.
Arrivé à Paris, d’Artagnan se dirigea vers le Louvre, où résidait Monsieur de Tréville. Il avait trouvé à s’installer dans une mansarde du faubourg Saint-Germain, un endroit modeste, mais suffisant pour un jeune homme de ses prétentions.
Il se rendit chez Monsieur de Tréville avec la lettre de recommandation de son père. L’antichambre du capitaine des mousquetaires était remplie de gens de toutes conditions: des gentilshommes sans fortune, des poètes sans la moindre ressource, des hommes d’esprit sans emploi, tous aspirant à une place dans la compagnie des mousquetaires.
D’Artagnan, intimidé par cette foule, se présenta avec une certaine hésitation.
— J’ai une lettre pour Monsieur le Comte de Tréville, dit-il à un valet de pied.
Le valet, d’un air fort dédaigneux, lui répondit:
— Il ne reçoit personne aujourd’hui.
D’Artagnan insista, rappelant que son père avait servi sous les ordres du Comte. Le valet haussa les épaules et lui dit de patienter.
Le jeune Gascon, n’aimant pas à attendre, surtout lorsqu’il se sentait dans son droit, attendit néanmoins, observant la foule qui l’entourait. Il remarqua que chacun semblait avoir une histoire à raconter, ou une requête à présenter.
Soudain, une altercation éclata entre deux hommes dans un coin de la salle. L’un était grand et d’une tournure imposante, l’autre plus petit, mais dont l’œil brillait d’une étincelle de malice.
— Je vous dis, Monsieur, que vous avez tort! s’écria le plus petit, qui se mit à rire de façon sardonique.
— Et moi, je vous dis, Monsieur, que vous êtes un impertinent, répondit le plus grand, portant la main à son épée.
D’Artagnan, qui n’aimait rien tant qu’une occasion de montrer sa valeur, s’avança.
— Messieurs, dit-il, si vous avez un différend, je vous prie de le régler à l’extérieur, ou de le faire avec plus de calme. Cet endroit n’est pas fait pour les altercations.
Les deux hommes se tournèrent vers lui, surpris par cette intervention.
Le plus petit sourit:
— Merci, jeune homme, mais nous savons ce que nous faisons.
Le plus grand, cependant, sembla impressionné par le ton ferme de d’Artagnan. Il rengaina son épée à moitié sortie.
— Vous avez raison, jeune homme, dit-il. Je vous prie de m’excuser.
Ce geste, qui aurait pu dégénérer en duel, fut interrompu par l’ouverture de la porte du cabinet de Monsieur de Tréville.
Un mousquetaire en grand uniforme sortit et appela:
— Monsieur d’Artagnan!
Vous pouvez télécharger, lire en ligne, trouver plus de détails sur ce livre numérique complet Les trois mousquetaires par Alexandre Dumas depuis
Et le convertir en Livre Audio avec la voix de votre choix dans notre application AI Voice AudioBook.
Loading QR code...