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Livre Audio : La Princesse De Clèves par Mme de La Fayette par Madame de La Fayette
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LA PRINCESSE DE CLÈVES
PAR
Mme de La FAYETTE
INTRODUCTION.
Mme. de la Fayette, dont le nom de jeune fille était Marie-Magdeleine Pioche de La Vergne, est née à Paris en 1634. Son père appartenait à la petite noblesse, et fut un temps gouverneur de Pontoise, puis du Havre. Sa mère descendait d'une ancienne famille de Provence, parmi laquelle, dit Auger, le talent littéraire était depuis longtemps un héritage ; mais la mère elle-même – si l'on en croit les biographes de Mme de La Fayette – ne possédait aucun talent sinon celui de l'intrigue. Cette opinion de Mme de La Vergne, cependant, repose principalement sur le témoignage du Cardinal de Retz ; et ne se pourrait-il pas que Mme de La Fayette ait dessiné pour nous le portrait de sa mère sous les traits de Mme de Chartres ? Si cela est vrai, Mme de La Vergne, vaniteuse et intrigante qu'elle ait pu être, n'était pas entièrement indigne de sa fille.
La première éducation de Mme de La Fayette – car c'est sous ce nom que nous pouvons le mieux parler d'elle – fut l'objet des soins particuliers de son père, « un père en qui le mérite égaloit la tendresse ». Plus tard, elle fut mise sous la tutelle de Ménage, et peut-être de Rapin. Segrais, avec sa verbosité habituelle, raconte l'anecdote suivante :
« Trois mois après que Mme de La Fayette eut commencé d'apprendre le latin, elle en savoit déjà plus que M. Ménage et que le Père Rapin, ses maîtres. En la faisant expliquer, ils eurent dispute ensemble touchant l'explication d'un passage, et ni l'un ni l'autre ne vouloit se rendre au sentiment de son compagnon ; Mme de La Fayette leur dit : Vous n'y entendez rien ni l'un ni l'autre.--En effet, elle leur dit la véritable explication de ce passage ; ils tombèrent d'accord qu'elle avoit raison. »
Et Segrais poursuit : « C'étoit un poëte qu'elle expliquoit, car elle n'aimoit pas la prose, et elle n'a pas lu Cicéron ; mais comme elle se plaisoit fort à la poésie, elle lisoit particulièrement Virgile et Horace ; et comme elle avoit l'esprit poétique et qu'elle savoit tout ce qui convenoit à cet art, elle pénétroit sans peine le sens de ces auteurs. » Savante pour une femme de son époque, Mme de La Fayette l'était en effet ; mais de ce savoir, elle ne faisait aucun étalage, – « pour ne pas choquer les autres femmes », dit Sainte-Beuve.
À l'âge de quinze ans, Mme de La Fayette perdit son père ; et sa mère, après une courte attente, et – si l'on en croit le Cardinal de Retz – beaucoup d'intrigues, trouva un second mari, le Chevalier Renaud de Sévigné. Cette union fut un événement important dans la vie de Mme de La Fayette, car elle marque le début de sa résidence à Paris, et de son amitié avec Mme de Sévigné, qui était une parente du Chevalier.
La profondeur et la durée de cette amitié se voient sur presque toutes les pages de la correspondance de Mme de Sévigné. En effet, le nom de Mme de La Fayette apparaît si souvent dans les lettres de Mme de Sévigné à sa fille, que cette dernière a bien pu être jalouse de l'amie de sa mère. La compagnie de Mme de Sévigné fut, après la mort de La Rochefoucauld, le principal réconfort de Mme de La Fayette dans sa mauvaise santé et son isolement ; et c'est de la chambre de malade de son amie que les lettres de Mme de Sévigné semblent avoir été écrites dans ces dernières années. En 1693, peu après la mort de Mme de La Fayette, Mme de Sévigné écrit ceci de son amie décédée : « Je me trouvois trop heureuse d'être aimée d'elle depuis un temps très-considérable ; jamais nous n'avions eu le moindre nuage dans notre amitié. La longue habitude ne m'avoit point accoutumée à son mérite : ce goût étoit toujours vif et nouveau ; je lui rendois beaucoup de soins, par le mouvement de mon coeur, sans que la bienséance, ou l'amitié nous engage, y eût aucune part ; j'étois assurée aussi que je faisois sa plus tendre consolation, et depuis quarante ans c'étoit la même chose : cette date est violente mais elle fonde bien aussi la vérité de notre liaison. » Toute l'histoire de l'amitié est racontée dans ces lignes – une amitié qui, pendant quarante ans, n'avait pas été assombrie par un nuage, et n'avait pas été éventée par l'habitude. La relation était également sincère de la part de Mme de La Fayette, bien que par nature elle fût plus réservée et contenue. Mais cette réserve cède la place à la force de ses sentiments lorsque, en 1691, tourmentée par la maladie et sachant que sa fin n'est pas loin, elle écrit à Mme de Sévigné : « Croyez, ma très-chère, que vous êtes la personne du monde que j'ai le plus véritablement aimée. »
Mme de La Fayette fut de son temps une douce précieuse, ayant été introduite dès son jeune âge dans la société de l'Hôtel de Rambouillet. Nul ne pouvait passer impunément à travers une telle société, dit Boissier ; mais Mme de La Fayette semble s'en être tirée très légèrement. Car, bien que dans ses premières œuvres l'influence précieuse se fasse sentir partout, toutes les traces de cette influence disparaissent dans La Princesse de Clèves.
Auger nous dit gravement que Mme de La Fayette trouva la lecture des poètes latins une sauvegarde contre le mauvais goût et l'extravagance de la coterie de Rambouillet. Mais la même sauvegarde aurait dû s'avérer efficace en premier lieu pour Ménage, dit Sainte-Beuve, qui donne ensuite la véritable relation de Mme de La Fayette à l'Hôtel de Rambouillet : « Mme de La Fayette, qui avait l'esprit solide et fin, s'en tira à la manière de Mme de Sévigné, en n'en prenant que le meilleur. »
Après la dissolution de l'Hôtel de Rambouillet, diverses plus petites coteries se formèrent, parmi lesquelles celle de Mme de La Fayette ne fut nullement la moins importante. De son petit cercle de précieuses, Mme de La Fayette fut attirée à la Cour de Louis XIV, principalement par l'amitié de « Madame », la Princesse Henriette d'Angleterre. Cette malheureuse princesse avait passé sa jeunesse en exil au couvent de Chaillot ; et Mme de La Fayette, s'y rendant fréquemment pour visiter une parente, fut entraînée dans l'intimité avec la jeune fille, qui devait déjà alors faire preuve de ces charmes qui rendirent plus tard son bref règne à la Cour aussi brillant que i
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