ZanChat logo

Livre gratuit, voix IA, livre audio : La pénétration saharienne (1830-1906) par Augustin Bernard

Livre audio voix IA : La pénétration saharienne (1830-1906) par Augustin Bernard

Livre audio : La pénétration saharienne (1830-1906) par Augustin Bernard

0:00 / Unknown

Loading QR code...

Vous pouvez écouter le contenu intégral de La pénétration saharienne (1830-1906) par Augustin Bernard dans notre application AI Voice AudioBook sur iOS et Android. Vous pouvez cloner n'importe quelle voix et créer vos propres livres audio à partir de livres électroniques ou de sites web. Téléchargez maintenant depuis l'App Store mobile.

Écoutez le livre audio : La pénétration saharienne (1830-1906) par Augustin Bernard

LA PÉNÉTRATION SAHARIENNE

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE GOUVERNEMENT GÉNÉRAL DE L’ALGÉRIE

=LA= =PÉNÉTRATION SAHARIENNE= =(1830-1906)=

PAR

AUGUSTIN BERNARD N. LACROIX

Professeur Chef de Bataillon d’Infanterie h. c. à l’École Supérieure Chef du Service des Lettres d’Alger des Affaires Indigènes Chargé de Cours à la Sorbonne au Gouvernement Général de l’Algérie

=ALGER= IMPRIMERIE ALGÉRIENNE =1906=

CHAPITRE PREMIER

LES PREMIÈRES TENTATIVES (1830-1852)

L’occupation étendue et l’occupation restreinte. — Les renseignements anciens et nouveaux. — Cartes de Rennell et de Lapie. — D’Avezac. — La Commission scientifique de l’Algérie. — Carette (1844). — Daumas (1845). — Carte du Sahara algérien. — El-Aïachi et Moula Ahmed. — Expéditions dans l’Atlas Saharien (1844-47). — Les Établissements Français. — L’expédition Cavaignac et le docteur Jacquot. — Nouvel ouvrage de Daumas. — Projets commerciaux : Subtil, Jacquot. — Tentatives d’exploration : Prax, Berbrugger. — Conclusion

La prise d’Alger, en 1830, n’avait marqué, pour ainsi dire, que le point de départ d’une œuvre beaucoup plus vaste : la conquête et l’organisation de l’Algérie.

L’occupation française se développa d’abord lentement, hésitante, circonscrite aux régions côtières. Pendant près de vingt ans, les efforts se concentrèrent sur la pacification du Tell, la fondation d’établissements civils et militaires, la mise en valeur des terres ; le désert, le Sahara, restait à peu près ignoré, et la politique indigène, souvent contradictoire, empêchait toute pénétration sérieuse en profondeur.

Il est vrai que, dès 1830, les vues les plus larges se manifestaient déjà. Le roi Louis-Philippe, dans sa proclamation aux habitants de l’Algérie, assurait que la France voulait « l’établissement d’un gouvernement juste et modéré, et qu’elle était résolue à maintenir le bonheur des habitants ». Quelques jours après le débarquement, le général de Bourmont, premier commandant en chef, écrivait au général Clauzel : « Je ne crois pas qu’il faille nous contenter d’Alger ; je suis d’avis de s’étendre immédiatement au midi, pour nous assurer les débouchés du commerce. »

Mais les difficultés inouïes, les soulèvements incessants, les guerres incessantes, ne permirent pas de suivre immédiatement ce programme ambitieux. Les premiers gouverneurs, le général de Bourmont, le comte de Ghaisnes, le maréchal Soult, puis le général Clauzel, n’eurent pas le temps de réaliser ces projets. L’instabilité politique en France, les changements fréquents de commandement, apportaient un caractère intermittent à l’action entreprise.

En 1834, la France décida de conserver l’Algérie, et l’organisation administrative fut confiée à un gouverneur général, le duc de Rovigo. C’est alors que commence l’occupation restreinte. Durant cette période, l’action militaire se borne au littoral, de Bône à Oran. Le désert reste en dehors de toute préoccupation sérieuse.

Cependant, l’idée de l’exploration saharienne ne fut pas totalement abandonnée. Dès le début, des renseignements précieux sur l’intérieur avaient été recueillis. L’administration française avait hérité des documents laissés par les Turcs, et, grâce aux premiers officiers français, ces connaissances avaient pu être complétées. Les cartes anciennes, comme celle de Rennell et celle de Lapie, donnaient une vague idée du désert. D’Avezac, dans ses travaux, avait déjà signalé l’importance du Sahara.

La prise de conscience de la nécessité d’une exploration scientifique et commerciale se manifesta véritablement après 1840. La création, en 1839, de la Commission scientifique de l’Algérie, groupa des hommes éminents qui ne tardèrent pas à s’intéresser au Sahara.

Le premier travail important est dû à Carette, en 1844. Cet officier, qui avait accompagné le prince de Joinville lors de son voyage en Orient, rapporta des documents précieux et publia une carte très détaillée du Sahara algérien. Il insistait sur l’importance de pénétrer vers le Sud, non seulement pour des raisons militaires, mais surtout commerciales. Il signalait l’existence de grandes routes commerciales entre l’Algérie et l’Afrique centrale, empruntées par les caravanes et exploitées par les Marocains et les Touareg.

En 1845, le capitaine Daumas publia son premier ouvrage sur l’Algérie, dans lequel il consacrait plusieurs chapitres aux pays du Sud. Il insistait, lui aussi, sur l’intérêt économique d’une pénétration saharienne.

Pendant ce temps, des renseignements venaient de l’intérieur. Les explorateurs algériens, indigènes ou français, commençaient à s’aventurer au-delà des limites reconnues. Deux de ces voyageurs méritent d’être cités : El-Aïachi et Moula Ahmed. Le premier, un interprète au service de la France, fut envoyé vers le Sud. Le second, un personnage d’une intelligence remarquable, faisait fonction d’intermédiaire entre le gouvernement général et les tribus des confins du désert.

L’Atlas Saharien, cette chaîne montagneuse qui sépare le Tell du désert, fut l’objet de plusieurs reconnaissances entre 1844 et 1847. Les officiers français s’efforçaient de prendre contact avec les populations montagnardes, souvent indépendantes, et d’étudier les débouchés vers le Sud. Le livre des « Établissements Français » résume bien l’état des connaissances à cette époque.

L’année 1847 marque un tournant. Le général Cavaignac, gouverneur général, organisa une expédition sérieuse dirigée par lui-même, accompagnée du docteur Jacquot, dont le but principal était d’étudier la partie méridionale de l’Algérie. Cette expédition marcha sur Laghouat, et, bien que celle-ci fût soumise, elle permit d’obtenir des informations topographiques et ethnographiques considérables.

Le capitaine Daumas, qui venait de publier un ouvrage essentiel sur les Mœurs et coutumes de l’Algérie, réédita en 1848 son livre sur le Sahara, insistant sur les relations commerciales entre le Nord et le Soudan.

L’idée d’établir des relations commerciales directes avec les pays du Sud prit corps. Subtil, ancien négociant, et le docteur Jacquot, proposèrent en 1850 l’établissement de comptoirs dans le Sahara. Ces projets, bien qu’ambitieux, ne purent être réalisés immédiatement.

Des tentatives d’exploration, souvent individuelles, eurent lieu : Prax, puis Berbrugger, essayèrent de pénétrer vers le Sud, mais sans résultats durables. La France se contentait encore d’une occupation côtière.

La pénétration saharienne, amorcée par les premiers travaux des scientifiques et des militaires, attendait un gouvernement plus stable et plus résolu pour prendre son essor. Elle le trouvera à partir de 1852, avec l’arrivée au pouvoir du maréchal Randon. Vous pouvez télécharger, lire en ligne, trouver plus de détails de ce livre électronique complet La pénétration saharienne (1830-1906) par Augustin Bernard à partir de

Et le convertir en livre audio avec la voix de votre choix dans notre application AI Voice AudioBook.

Loading QR code...