ZanChat logo

Free eBook, AI Voice, AudioBook: Chroniques de J. Froissart, tome 11/13 - 1382-1385 (depuis la bataille de Roosebeke jusqu'à la paix de Tournai) by Jean Froissart

AI Voice AudioBook: Chroniques de J. Froissart, tome 11/13 - 1382-1385 (depuis la bataille de Roosebeke jusqu'à la paix de Tournai) by Jean Froissart

AudioBook: Chroniques de J. Froissart, tome 11/13 - 1382-1385 (depuis la bataille de Roosebeke jusqu'à la paix de Tournai) by Jean Froissart

0:00 / Unknown

Loading QR code...

You can listen full content of Chroniques de J. Froissart, tome 11/13 - 1382-1385 (depuis la bataille de Roosebeke jusqu'à la paix de Tournai) by Jean Froissart in our app AI Voice AudioBook on iOS and Android. You can clone any voice, and make your own AudioBooks from eBooks or Websites. Download now from the Mobile App Store.

Listen to the AudioBook: Chroniques de J. Froissart, tome 11/13 - 1382-1385 (depuis la bataille de Roosebeke jusqu'à la paix de Tournai) by Jean Froissart

CHRONIQUES DE J. FROISSART

DEUXIÈME LIVRE

PUBLIÉ POUR LA SOCIÉTÉ DE L’HISTOIRE DE FRANCE PAR GASTON RAYNAUD

TOME ONZIÈME

1382-1385

(DEPUIS LA BATAILLE DE ROOSEBEKE JUSQU’À LA PAIX DE TOURNAI)

CHAPITRE XVII.

1382, 12 novembre. LE ROI CHARLES VI QUITTE ARRAS POUR ENTRER EN FLANDRE.--17-19 novembre. PASSAGE DE LA LYS.--21 novembre. SOUMISSION D’YPRES ET DES VILLES VOISINES.--27 novembre. BATAILLE DE ROOSEBEKE.--30 novembre. SOUMISSION DE BRUGES.--1er décembre. ENTRÉE DU ROI A COURTRAI.--18 décembre. LE ROI SE REND A TOURNAI, OÙ IL SÉJOURNE JUSQU’AU 28 (§§ 313 à 351).

Depuis quelque temps déjà le roi Charles VI est à Arras, désireux de faire campagne contre les Flamands et de les châtier. Il y reste huit jours, puis se rend à Lens. Le 3 novembre il est à Seclin, où les chefs de l’armée tiennent conseil pour savoir comment on pourra entrer en Flandre, malgré le mauvais temps, malgré les garnisons préposées à la défense des gués. Les opinions sont partagées: les uns, comme le connétable Olivier de Clisson, sont d’avis de marcher droit devant eux et de passer la Lys à Comines et à Warnéton, ou un peu plus en amont, à Estaires et à Saint-Venant; les autres, comme le sire de Couci, craignant de s’aventurer dans des pays peu sûrs, préféreraient se diriger sur Tournai, et, après avoir traversé l’Escaut, aller sur Audenarde pour y rencontrer Philippe d’Artevelde. Le premier avis est finalement adopté; il faut, en effet, agir vite avant que les secours que les Flamands sont allés demander aux Anglais aient pu arriver.

Le roi, qui était à Arras depuis le commencement de novembre, n’en partit que le 12, puis se rendit à Lens. C’est le 15 que Charles VI passa par Lens, et le 17 qu’il séjourna à Seclin, où il avait dû arriver le 16. Le Religieux de Saint-Denis ne fixe qu’une date approximative: post festum omnium sanctorum.

Quelque grande qu’ait pu être l’insistance des ambassadeurs gantois qui avaient quitté Londres vers la fin d’octobre, ce ne fut guère qu’après Roosebeke que commencèrent les préparatifs de l’expédition dirigée contre la France, à laquelle le roi d’Angleterre devait primitivement prendre part en personne. A la date du 13 décembre, des lettres de protection sont données aux futurs compagnons de l’évêque de Norwich, et Thomas Seyvill et John Orewell sont chargés de retenir, en Devonshire et en Cornouailles, des bateaux pour le transport des gens d’armes.

Le roi Charles VI, qui avait fait preuve, dans toutes les circonstances, d’une prudence que beaucoup auraient pu blâmer comme de l’hésitation, se montra, depuis Seclin, d’une résolution et d’une activité qui surprirent tous ceux qui l’entouraient. Il donna l’ordre de marcher droit devant lui, vers les villes de la Lys, et de passer cette rivière le plus promptement possible.

Le connétable de France, Olivier de Clisson, reçut l’ordre de se mettre à la tête de l’avant-garde. Il le fit avec empressement et marcha droit sur les gués, s’assurant d’abord de ceux de Comines et de Warnéton.

Le dimanche 12 novembre, le roi quitta Arras et arriva à Lens, où il resta le lendemain. Il s’avança ensuite vers Seclin, où il arriva le 17. Les chefs de l’armée tinrent conseil le lendemain 18, pour savoir comment on pourrait entrer en Flandre, et où il serait le plus avantageux de traverser la Lys. On craignait beaucoup les garnisons que les Flamands avaient mises sur les ponts et aux gués.

Le duc de Bourgogne, Philippe le Hardi, conseilla de marcher sur Tournai, de passer l’Escaut, et d’aller ensuite prendre position devant Audenarde. D’autres, dont le connétable de France, préféraient passer la Lys à Comines ou à Warnéton, ou encore plus en amont, à Estaires ou à Saint-Venant. On prit avis du sire de Couci, qui était fort estimé du roi, et qui craignait, comme le duc de Bourgogne, que l’armée ne s’aventurât dans des pays peu sûrs. Néanmoins, le parti du connétable fut adopté, car on savait que les Gantois avaient envoyé des ambassadeurs en Angleterre demander secours au roi Richard, et l’on craignait, si l’on tardait, que ces secours n’arrivent.

Le mardi 18 novembre, le connétable de France fit passer la Lys à l’avant-garde à Comines. Le roi fit passer son armée le jeudi suivant, 21 novembre, à Warnéton. C’était un passage difficile, car les gens du pays, qui étaient tous Flamands, étaient bien retranchés; mais, grâce à la diligence du roi, tout se passa bien.

La prise de Warnéton fut un grand avantage, car les Flamands s’y étaient retranchés de la manière la plus forte. Il y avait là trois mille hommes, qui se rendirent dès qu’ils virent l’armée française entrer en bataille.

Le vendredi 22 novembre, le connétable, qui s’était posté sur la Lys avec l’avant-garde, envoya dire au roi, qui se tenait en arrière avec le gros de l’ost, qu’il devait se hâter de le rejoindre, car il avait fait prisonniers beaucoup de gens du pays et des garnisons.

Le roi arriva le samedi 23 à Warnéton. Il y séjourna le dimanche et le lundi. Il y tint conseil avec ses barons et ses chevaliers. On décida d’envoyer des hérauts dans toutes les villes de Flandre pour sommer les habitants de se rendre au roi et de se soumettre à lui.

Le mardi 26 novembre, le connétable marcha sur Ypres, la plus grande ville de Flandre, après Gand. Il y avait une foule de gens d’armes dans la ville, et elle était réputée pour être bien défendue. Mais, dès qu’ils virent l’armée française approcher, les habitants, voyant qu’ils ne recevraient point de secours de Philippe d’Artevelde, qui était en campagne contre les villes de Flandre, et craignant le courroux du roi, décidèrent de se rendre. Ils envoyèrent des députés au roi pour lui offrir leurs clefs et se soumettre à sa merci. Le roi les reçut avec clémence et leur donna lettres de rémission.

Le mercredi 27 novembre, le roi, qui s’était arrêté à Warnéton avec le gros de son armée, reçut des nouvelles de Philippe d’Artevelde. Il était avec son armée en bataille sur le champ de Roosebeke, près de Courtrai. Le roi ordonna alors à toute son armée de se mettre en bataille et d’aller à la rencontre des Flamands.

La bataille fut rude. Le roi, qui était au milieu de son armée, se tenait sur un tertre pour mieux voir le combat. Le connétable de France commandait l’avant-garde, et le duc de Bourgogne commandait l’aile gauche. Le duc de Bourgogne, voyant les Flamands bien retranchés, n’osa s’engager de suite dans la mêlée.

Le roi fit alors avancer l’avant-garde, commandée par le connétable. Les chevaliers français, sans attendre que les archers aient fait leur office, se chargèrent avec grand bruit sur les Flamands. Les Flamands étaient bien armés et bien nombreux, mais ils étaient mal rangés et n’avaient point d’hommes d’armes, seulement des gens de pied.

La bataille fut acharnée, mais les Français, mieux armés et plus nombreux, l’emportèrent. Philippe d’Artevelde fut tué sur le champ de bataille. Le roi, voyant la victoire acquise, descendit de son tertre et marcha au-devant de ses troupes.

Le jeudi 28 novembre, le roi entra en vainqueur dans Courtrai. Les habitants vinrent au-devant de lui, lui offrant les clefs de la ville et se soumettant à sa merci. Le roi leur donna lettres de rémission.

Le samedi 30 novembre, le roi reçut la soumission de Bruges. Les députés de la ville vinrent le trouver à Courtrai, lui offrant leurs clefs et se soumettant à lui. Le roi leur accorda sa clémence.

Le dimanche 1er décembre, le roi entra dans Courtrai, où il fut reçu avec toutes les honneurs dus à son rang. Il y séjourna jusqu’au 18 décembre, date à laquelle il se rendit à Tournai.

You can download, read online, find more details of this full eBook Chroniques de J. Froissart, tome 11/13 - 1382-1385 (depuis la bataille de Roosebeke jusqu'à la paix de Tournai) by Jean Froissart from

And convert it to the AudioBook with any voice you like in our AI Voice AudioBook app.

Loading QR code...

Free eBook, AI Voice, AudioBook: Chroniques de J. Froissart, | ZanChat AI